Là où les tigres sont chez eux (Prix Médicis 2008…mieux vaut tard que jamais)

J’ai navigué dans ce livre pendant 3 semaines. Le titre énigmatique fait référence à une phrase de Goethe : « Ce n’est pas impunément qu’on erre sous les palmiers et les idées changent nécessairement dans un pays où les éléphants et les tigres sont chez eux ».

Et ce n’est effectivement pas rien que de se promener dans ce roman de 976 pages qui navigue du Brésil des années 80 à l’Europe jésuite du 17e siècle, retrace la vie de personnages aussi différents les uns des autres qu’ils sont dépeints avec une folle virtuosité…il y a Eléazard, le journaliste au point mort qui entreprend l’étude de la vie d’Athanase Kircher, moine et scientifique surdoué du 17e à l’intelligence remarquable sans intuition aucune… de sorte qu’il s’est employé toute sa vie à explorer des théories fumeuses, au nombre desquelles la plus remarquable fut sans doute qu’il se persuada d’avoir déchiffré les hiéroglyphes. Il en fit donc des traductions parfaitement fantaisistes mais très distrayantes lorsqu’on les découvre cinq siècles plus tard.

Il y a aussi l’italienne mystérieuse Leonora, la fille d’Eléazard – Ménoa – junkie magnifique et princesse en quête d’absolu, Elaine la géologue brillante au bord d’une découverte historique…ils sont tous là, beaux ou laids, vibrants et imprévisibles, malhabiles invités de la flamboyante nature brésilienne…Ce livre est un chef d’oeuvre!

Prenez 1 mois, 1 an, faites-en votre livre de chevet et buvez-le à petites doses, il vous enchantera. Une narration impeccable, tenue du début à la fin, des personnages dont l’évolution contrecarre toutes les évidences, des contextualisations folles, des descriptions d’une précision et d’une imagination peu communes… J’ai aimé chaque minute de ce récit qui m’emmenait je-ne-sais-où et m’a laissé un goût de je-ne-sais-quoi…

J’en profite aussi pour vous raconter une anecdote à propos de ce livre et de son éditeur ZULMA .
Cette année, je suis allée en touriste, seule, au Salon du livre. J’ai toute ma vie vécu dans l’amour absolu de la littérature et ne m’être jamais rendu dans ce temple relevait du malentendu que j’entendais régler à la faveur de mon année de liberté.

J’ai aimé chaque minute de cette balade (sauf peut-être le moment où une trés vieille harpie en fauteuil roulant a entrepris d’engueuler vigoureusement toutes les personnes sur son chemin, dont moi. Nous avons fini par comprendre que son fauteuil robotisé s’arrêtait dès qu’un obstacle se présentait dans les 5 mètres autour d’elle, ce qui doit être certes très agaçant  et expliquait sa bruyante tyrannie à l’égard des malheureux passants du périmètre maudit).

Naturellement, beaucoup d’animations étaient proposées, j’ai même reconnu le long chapeau d’Amélie Nothomb et le corner France Culture mais j’étais inexplicablement attirée par les conférences données par les éditeurs.

Je me rends compte que ce métier m’attire comme un aimant, que je ne suis pas tombée dans l’édition professionnelle par hasard et que lire, corriger, échanger avec un auteur puis le publier me semblent décidément faire partie des grands bonheur de ce monde.

J’ai donc assisté à plusieurs conférence dont l’une était proposée sous le titre énigmatique de « Juke Box Zulma ». Finalement, il s’agissait d’une conférence donnée par la fondatrice de la maison, Laure Leroy. Celle-ci invitait le public à choisir un titre de cette maison aux désormais célèbres couvertures psychédéliques pour qu’elle nous en raconte la petite histoire, les coulisses.

Lorsqu’elle nous a raconté l’histoire de « Là où les tigres… » je me suis dit qu’il fallait VRAIMENT que je me procure ce livre. Figurez-vous que Jean-Marie Blas de Roblès avait envoyé son manuscrit à 40 maisons d’éditions…après avoir mis 10 ans à écrire le livre !  39 refus plus tard, et les éditeurs lui expliquant d’une seule voix qu’un livre d’une telle longueur ne trouverait jamais son public, Jean-Marie s’apprêtait à l’enfermer dans un tiroir définitivement.

La seule maison ne lui ayant pas encore répondu étant ZULMA, il prit la peine toutefois de les contacter afin de recueillir leur avis sentence officielle. Là, branle-bas de combat : le manuscrit dormait sous une pile de livres depuis 1 an mais avait été identifié comme potentiellement intéressant. Sentant l’affaire curieuse, Laure s’est donc employée à lire ce copieux document en quelques jours puis naturellement est tombée en amour devant ce récit fou et l’a publié avec le succès que l’on sait aujourd’hui.

Ci-dessous quelques exemples des fameuses couvertures psychédéliques : 

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Moralité artistique : ne cherchez pas à donner au public ce qu’on l’imagine vouloir. Donnez-lui simplement le meilleur de vous-même (et trouvez un éditeur courageux, aussi).

Cela me fait penser à une phrase que me répétait dans ma précédente vie un brillant entrepreneur lorsque je tentais de lui expliquer qu’il fallait se conformer à quelques principes de communication s’il voulait que son site web soit consulté. Et lui de me répondre inlassablement cette citation de Henry Ford : « “Si j’avais demandé aux gens ce qu’ils voulaient, ils auraient répondu des chevaux plus rapides.”

De l’intérêt d’avoir plus d’imagination que cette sacro-sainte Demande…

 

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Scrabble, Erik Satie, éducation & défis professionnels : on ne s’ennuie pas…

(Lui là-haut c’est Erik Satie, un compositeur génial).

Lundi soir, j’ai vécu un moment de perfection pure. Je m’en remets à peine.

A 20 heures (20 heures!!!!!!) les enfants étaient calmes, en pyjama, ils avaient mangé un bon repas équilibré.

Pilou (individu de sexe mâle âgé de presque 8 ans) nous réclame une partie de Scrabble.

Cet enfant est joueur, il a un besoin viscéral de s’amuser avant d’aller se coucher, ses joyeux neurones aiment les problèmes, les casse-tête et toute activité qui gratte le cerveau. Et c’est comme ça depuis qu’il a 4 ans. Les histoires du soir ne l’ont jamais intéressé. Lui son kif, ce sont les listes. « Qui sont les 10 personnes les plus riches du monde? », « classons les animaux par ordre de rapidité/espérance de vie/dangerosité », « Quels sont les pays qu’on a envie de visiter par ordre de préférence et pourquoi ». Sinon il y a aussi le célèbre  « fais-moi des additions/multiplications/soustractions à 10 chiffres »,  et autres « jouons à puissance 5 » (puissance 4 c’est trop facile il paraît).

Dit comme ça, ça a l’air assez chouette mais en réalité, quand on n’est ni matheuse ni adepte des classements -comme moi- on morfle grave soir après soir après soir (c’est une torture subtile en fait d’avoir un enfant TRES matheux quand on est fâché avec les chiffres) en de demandant pourquoi POURQUOOOOOOOOI il n’aimerait pas plutôt lire un bon vieux Harry Potter?

Bref, on dégaine le Scrabble (heureusement on aime ça) (beaucoup plus que le puissance 5). La grande Fée (enfant de sexe féminin âgée de 10 ans et demi en forte glissade vers la pré-adolescence) déclare forfait et va jouer du piano dans sa chambre (elle a royalement foiré son premier concours dimanche matin, son orgueil en a pris un coup, du coup, depuis elle répète inlassablement son morceau...too late ai-je envie de dire mais comme je ne suis que bienveillance je salue sa ténacité et je ferme ma bouche).

Et là, moment de grâce. Bertigre (enfant de sexe féminin âgée de 6 ans au tempérament assez graou) met son premier mot sur le plateau : M-O-R-A-L-E. Dans le même temps, une Gnossienne d’Erik Satie nous berce (j’aime d’amour Erik Satie vous l’ai-je déjà dit?), au loin la grande Fée bosse un menuet de Mozart et ça fait des clochettes dans mon coeur.

Je regarde mon époux. Mon époux me regarde. On se dit qu’on est drôlement vernis. Et on savoure ce moment de grâce, de beauté, de calme. Ce moment d’extase (je sais il m’en faut peu) a duré approximativement 10 minutes (mais il valait de l’or).

Ensuite, Pilou surexcité par la perspective de son cross inter-école de 1400 m le lendemain a quitté brutalement le jeu pour jouer au foot à côté du vaisselier, Bertigre est partie faire pipi et n’est jamais revenue (il faut dire qu’elle avait tiré WYXAAEE comme lettres) et La grande Fée nous a reproché en reniflant de ne pas assez s’occuper d’elle. Tout est donc rentré dans l’ordre.

A part ça le lendemain Pilou est arrivé 7e sur 150 gamins sans aucun entraînement sérieux vu que mon époux et moi-même sommes des quiches du running. Je me sens fière mais un peu trahie aussi qu’il soit matheux ET sportif. Ceux qui me connaissent savent que le sport c’est un peu ma Kryptonite à moi (juste après les maths). Je constate donc l’ironie de la vie qui consiste à me confier un enfant formidable avec lequel je n’ai pourtant jamais AUCUN point commun (bordel). Le reste de son activité consistant à jouer au foot, aux jeux vidéos (Fortnite et Summoners War je vous hais) et à faire tourner ses soeurs en bourrique.

Voilà pour l’introduction « les nouvelles du jour ».

A part ça, je voulais vous raconter comment je suis en train de doucement quitter le cocon rassurant du « je me tiens prudemment à l’écart de toute activité professionnelle » par « pourquoi pas tenter des trucs fous et incroyables auxquels je n’avais même pas pensé« .

Ce qui est bien avec les années sabbatiques, je n’arrête pas de le dire, c’est la SERENDIPITE. Les heureux hasards, en gros.

Depuis 6 mois, vous le savez, j’ai fait plein d’expériences et rencontré plein de gens. La sérénité sabbatique aidant, j’ai plus de temps et de bienveillance à consacrer à chacun. Donc naturellement on fait mieux connaissance, on révèle davantage qui on est. On ne joue pas de rôle (pour quoi faire?), on n’est pas speed (la fabrication de cookies artisanaux attendra) on a la pêche (2h30 de transport quotidien en moins, ça vous chance une femme). Et donc, ON SE PARLE.

Du coup, des opportunités inédites apparaissent. En-dehors de votre milieu professionnel d’origine, les gens vous regardent sans le filtre du « je te connais depuis 10 ans » ou « T’as bossé dans quelle agence? » ou « Mon petit rond, je vais te faire rentrer dans un carré parceque ça m’arrange, tu m’en diras des nouvelles!« . Non. Ils vous regardent VRAIMENT.

J’ai donc récemment reçu des propositions aussi étonnantes que pertinentes à de nombreuses reprises, et je m’en amuse follement (c’est mon côté enthousiaste).

Voilà donc 3 mois que j’ai renoué avec le journalisme et que j’écris des portraits dans un magazine professionnel de … COIFFURE. Soyons clairs, je n’y connais rien et je suis aussi coquette et attentive à ma chevelure qu’un diable de Tasmanie MAIS je suis la bonne personne pour ce job. Parceque je pose toutes les questions de la terre, que mon regard est frais, décomplexé, je n’ai aucun enjeu, je ne sais pas qui sont les stars dans ce milieu…Je retrouve donc le plaisir pur, juvénile, vital d’écrire sans la pression des validations, de la novlangue pâteuse du CAC40 et du temps qui s’enfuit (tout était à faire pour avant-hier dans mon ancien job).

Je m’intéresse aussi de près aux problématiques liées à l’éducation. Pour plusieurs raisons.

  • D’abord parceque l’année dernière nous avons appris que 2 de nos enfants aînés sont des Zèbres comme on dit pudiquement (surdoués ou HPI pour ceux qui suivent). Et la 3e n’a pas été testée mais je parie mon petit-dej qu’elle l’est aussi. Pour ceux qui connaissent le sujet, il y a plein de manières d’être un zèbre (d’où l’appellation Zèbre : il n’y en a pas deux qui se ressemblent, rapport aux rayures). Là, je me suis grattée la tête en me demandant quelle éducation offrir à ces enfants qui ont du mal à apprécier toute le talent de l’Education Nationale. Spoiler : j’ai pas trouvé grand chose à moins de 10 000 balles l’année (hors cantine) Et comme on n’est pas Crésus ici, ils vont donc à l’école du coin de la rue, et je tente modestement de leur apporter ce qu’ils n’y trouvent pas.
  • Ensuite parceque l’année prochaine, la grande Fée intégrera une école TRES catholique (alors qu’elle n’est même pas baptisée, nous sommes des foufous) exclusivement féminine et légèrement traditionaliste (ces gens qui ont peur des homosexuels, du droit des femmes à l’avortement et de l’amour entre deux êtres s’ils sont du même sexe) tout simplement parce qu’elle est excellente élève, passionnée par le savoir et les apprentissages et qu’elle ne voyait vraiment pas où aller sinon pour satisfaire tout cet appétit. J’ai beaucoup de respect pour la spiritualité (moi-même j’ai une relation assez intense avec l’Univers) mais ça me fait quand même mal que ma fille soit obligée d’aller en école confessionnelle pour espérer toucher des apprentissage d’excellence. Alors on fait le dos rond, elle est ravie-heureuse d’aller là-bas, mais ça me gratte quand même je l’avoue.
  • Ayant du temps à revendre, je me suis intéressée d’un peu plus près aux devoirs de mes enfants, et j’ai été assez stupéfaite de voir le classicisme effrayant des méthodes d’apprentissage (le par-coeur c’est l’avenir apparemment), ou la vacuité des tentatives ludiques (le top du WTF étant à mon sens les évaluations d’histoire de CM2 sous forme de mots croisés. Je vous assure, j’ai eu brièvement envie de mourir en voyant que ma fille allait retenir de la Révolution Française les mots Etats-Généraux, Robespierre, Louis XVI et Assemblée sans avoir compris le sens de cette période, son impact, ses origines). Voilà voilà.
  • Le Collège a l’air d’être la zone de tous les dangers (pas l’attention chaleureuse du primaire, pas la motivation des enjeux liés au lycée : un trou noir, en quelques sortes) or mes enfants vont y arriver petit à petit et je me demande bien ce qui va advenir d’eux pendant cette période que je qualifierai avec prudence de potentiellement XXL-reloue.

Donc à force de partager ces réflexions autour de moi, l’univers m’a entendue et voilà que je rencontre quelques personnes (notamment une) de type colibri ayant la possibilité et l’ambition de créer un nouveau collège alternatif près de chez moi. Oui oui vous lisez bien. Un truc de fou, d’idéaliste, d’utopiste, mais un truc qui pourrait bien arriver : créer une nouvelle forme d’enseignement, bienveillante, ouverte, riche que l’Education Nationale n’offre pas aujourd’hui à cette tranche d’âge 11-15 ans. Nous en sommes aux balbutiements, on explore, on réfléchit mais il semble que dans les prochaines semaines je vais travailler plus que sérieusement sur ce projet et qu’il m’occupera beaucoup en 2018-2019. Keep in touch!

Enfin, dernière sérendipité en date : une ancienne cliente que j’aimais fort pour son petit grain et sa bienveillance à mon égard a complètement redessiné son organigramme, doit recruter du monde et n’y parvient pas aussi vite qu’elle le voudrait. Elle me propose donc une mission comme je les aime : développer l’un des nouveaux postes pour lequel je suis super-qualifiée, le faire beau, recruter la personne qui prendra ensuite mon relais dans quelques mois. Puis repartir comme j’étais venue, jouer avec les papillons. Cela me plaît beaucoup de renouer un peu avec mon ancien job sans pression, quelques jours par mois pendant une courte période. Envie de tester mes nouvelles forces, envie de tester mon nouvel état d’esprit. Envie de savoir aussi si je dois complètement quitter mon ancien métier ou l’inviter gentiment dans ma nouvelle vie.  Un point crucial sur lequel j’ai besoin me faire une religion afin de préparer la suite de mes aventures professionnelles sans peur ni regret.

Voilà, encore une belle journée bien remplie au royaume de la Serendipité…;-)

 

 

Miracle morning, hypnose, méditation… : j’ai testé le développement personnel

Quand on est en année sabbatique (après avoir fini le job précédent sur les rotules), il y a une chose qu’on fait forcément une fois la tête sortie du sac : s’intéresser aux techniques de développement personnel.

Naturellement, je n’ai pas échappé à cette tentation… prête à tout pour refleurir, je me suis intéressée de près à plusieurs techniques, courants de pensée, suggestions bienveillantes.

En 6 mois, j’ai donc essayé pas mal de choses (en lisant cette liste je me rends compte que mon hyper-activité a encore de beaux jours*…) :

  • suivre une hypnothérapie
  • suivre une formation en éducation non-violente
  • pratiquer la méditation
  • écouter des podcasts et lire la presse
  • m’inscrire dans une salle de sport (et y aller 5 fois par semaine)
  • boire des smoothies verts chaque jour
  • me lever (très) tôt
  • partir en amoureux à l’autre bout du monde
  • acheter un bullet journal
  • mieux maîtriser mon alimentation
  • lire des best-sellers promettant une vie harmonieuse (Miracle Morning, Rompre avec soi-même, Je n’ai plus peur de prendre l’avion, Les accords Toltèques, Je réfléchis trop, La semaine de 4 heures, Les 7 habitudes de ceux qui réussissent…)
*je n’évoque ci-dessus que mes recherches en développement personnel. J’aborderai une autre fois les autres activités des 6 derniers mois, comme écrire un roman (ça avance, merci), piger pour un magazine professionnel de coiffure (rafraîchissant), faire découvrir l’opéra à ma fille de 6 ans, assurer la logistique familiale à 100% (après 10 ans avec nounou à domicile), mettre notre appartement en location sur AirBnB, aller à Londres en famille pour les studios Harry Potter et au Futuroscope, les expo Irving Penn et Gauguin au Grand Palais…

Pour éviter de vous faire un billet-fleuve, je vais faire un petit résumé de chaque expérience en indiquant l’indice de réussite (au sens du bénéfice qu’elle m’a apporté), et y revenir ensuite de manière détaillée dans mes prochains posts pour approfondir chaque aventure:

 

  • HYPNOTHERAPIE : Indice de bénéfice 5/10

Erreur de débutante, j’ai choisi ma thérapeute via Google (folle que je suis!). J’avais quand même fait quelques recherches préalables, elle n’était pas totalement nulle mais la dame avait clairement des soucis personnels à régler au premier rang duquel un gros égo et une agressivité à tempérer. MAIS elle m’a initié à des techniques utiles, notamment d’auto-hypnose et m’a conseillé des lectures qui m’ont été bénéfiques. J’ai désormais des outils efficaces pour dompter l’anxiété et retrouver de l’énergie quand j’en ai besoin. Cela a aussi tracé un chemin vers la méditation qui m’est fort utile.

 

  • FORMATION EN EDUCATION NON-VIOLENTE : Indice de bénéfice 7/10

Via une amie qui souhaite devenir coach, j’ai eu l’opportunité de suivre gratuitement pendant 3 mois une formation GORDON.

L’objet de ces ateliers? Nouer de meilleures relations avec nos enfants (mais on remarque assez vite que la plupart des principes GORDON sont utiles en toutes circonstances,  avec adulte ou enfant).  L’idée est celle d’un échange gagnant-gagnant sans carotte ni punition, qui permet à l’enfant d’avoir confiance en lui et au parent de prendre du recul sur ses émotions et réflexes.

J’y ai appris beaucoup de choses, l’analyse est intéressante et applicable facilement. J’ai donc fait beaucoup de tests probants avec mes enfants #cobayes. Et déjà, il y a beaucoup d’erreurs que je ne fais plus : mitrailler de questions, réconforter à tout-va, faire les questions et les réponses…

Finalement, ça pourrait être un 10/10 mais comme c’est un travail de longue haleine de pratiquer cette philosophie avec régularité, je reste à 7 et j’y travaille doucement…

 

  • PRATIQUER LA MEDITATION : Indice de bénéfice 9/10

Alors les amis, s’il y a une révélation, c’est celle-ci!

Je précise que je n’étais pas adepte de la sophrologie, les images mentales tout ça : pas ma came. Finalement j’y suis venue grâce à l’hypnose. Cet état second m’a décoincée et m’a permis de reconnaître le bienfait de se promener joyeusement à l’intérieur de soi pour se mettre enfin aux manettes. Du coup je médite tous les jours et cela m’apaise, me répare, me fortifie énormément. Je n’ai pas encore trouvé de rituel, je cherche encore, donc je passe de l’application Petit Bambou à des enregistrements de mes séances d’hypnose ou à des séances seules avec une petite musique douce (à froid je n’arrive à rien). Je sens que j’ai encore beaucoup à explorer, à ritualiser mais je ne m’en passerai plus. Ça peut aller de 5-10 minutes par jour si j’ai une journée chargée à 35 minutes si je veux me concentrer sur un problème précis (la phobie des insectes ou la peur de l’avion par exemple).

 

  • ECOUTER DES PODCASTS PODCASTS & LIRE LA PRESSE : Indice de bénéfice 9/10

Comme j’ai du temps et que j’adore l’information et les médias (c’est mon métier quand même…) j’ai farfouillé à la recherche de nouveaux supports pour ouvrir mon horizon et mes chakras. J’en ai parcouru beaucoup mais les 4 qui tiennent nettement la corde dans mon quotidien aujourd’hui sont :

– « Change ma vie » : podcast de Clotilde Dussoulier. Ils sont courts (10 à 20 min max) et explorent des notions importantes pour bien vivre au quotidien (Les émotions, Les conflits, L’inconfort, Les circonstances…). Tous les jeudis, l’auteur nous donne des notions de base sur un sujet et des astuces pour regarder les choses différemment et mettre en oeuvre une harmonie meilleure dans sa vie. C’est simple, bienveillant, pratique : je ne m’en passe plus!

« Le 1 » : un journal d’Eric Fottorino qui paraît tous les mercredis (abonnez-vous, c’est 9,99€ par mois).  Ce journal indépendant explore 1 notion (comme son nom l’indique) et la fouille à travers le regard de plusieurs personnalités et métiers : un poète, un sociologue, un économiste, un dessinateur, un chercheur, un éditorialiste…C’est intelligent, humain, accessible : ne vous en privez pas si vous voulez comprendre les enjeux du monde actuel de manière décomplexée !

– « La Poudre » : podcast de Lauren Bastide. Voilà plusieurs mois que j’écoute ces podcasts profonds, atypiques qui trouvent de mieux en mieux leur voix singulière. Il s’agit d’une heure environ d’entretien avec des femmes qui évoquent leur parcours personnel et professionnel et sont éclairés par la notion de féminisme. C’est engagé mais pas militant, ouvert et généreux, il y a parfois quelques coquetteries de Lauren Bastide mais c’est pour mieux les faire parler mon enfant. Bref, j’aime beaucoup ces podcasts, je me sens plus riche et plus vivante après les avoir écoutés même s’ils sont inégaux. Je vous recommande ceux d’Ovidie, de Camille et de Sophie Fontanel par exemple.

– « Et tout le monde s’en fout » : une chaîne Youtube débordante d’intelligence et d’humour. Un professeur tournesol cra-cradingue décrypte des grande notion utiles à la société et remet les pendules à l’heure avec pédagogie et dans une mise en scène foutraque hilarante. Exemple de sujets : « Les femmes », « La révolte », « La vérité », « Le désir »… Avec eux, je me marre, je réfléchis, je comprends : c’est addictif!

 

  • M’INSCRIRE A LA SALLE DE SPORT (et y aller 5 fois par semaine) : Indice de bénéfice 7/10

Le sport ce n’est pas mon dada, je n’aime pas souffrir et j’ai passé tant d’années à négliger mon corps qu’il me l’a bien fait payer.

6 mois plus tard d’efforts intensifs, et je sens ENFIN mes muscles apparaître, les exercices paraissent aussi moins inaccessibles. Je fais 45 minutes d’elliptique 5 fois par semaine auxquelles j’ajoute 2 x 45 minutes de cours (Pilates et Swiss Ball). Je suis doucement récompensée et je me porte bien mieux qu’avant mais je n’ai pas perdu de poids et il va me falloir encore beaucoup de temps avant de retrouver mon souffle dans les escaliers. Je ne lâche pas mais ça reste une discipline compliquée pour moi, malheureusement!

 

  • BOIRE DE SMOOTHIES VERTS CHAQUE JOUR : indice de bénéfice 5/10

Je les compose chaque matin à base de fruits et légumes crus, majoritairement verts (feuilles de choux, brocolis, concombre, pomme, kiwi, coriandre, fanes de carottes) mixés avec des baies de goji, de l’avoine, du lait de riz et une banane ou un avocat. Mon mari et moi nous régalons, je n’ai pas de fringale à 10 heures et je pars l’estomac léger mais énérgisé pour le sport. Difficile à dire si ça change la vie, mais indubitablement nous mangeons plus de fruits & légumes et ça limite les petits-déjeuners scandaleux d’antan (ventre vide ou…5 tartines beurre-miel : je vous avais dit que j’ai du mal avec la demi-mesure ?).

 

  • PARTIR EN AMOUREUX A L’AUTRE BOUT DU MONDE / indice de bénéfice 10/10

13 ans d’amour, 11 ans de mariage, 4 enfants et nous n’avions jamais pris le temps d’organiser une lune de miel. C’est désormais chose faite : mon Douzétendre m’a offert à Noël des billets pour 10 jours en Thaïlande. Nous en sommes revenus fin mars. Ce fut le paradis en long, en large et en travers. Je vous détaillerai tout ça ultérieurement mais la combinaison soleil + amour + paysages + nourriture waou + farniente vaut bien son 10/10 et m’a définitivement réconciliée avec la vie.

 

  • ME LEVER TÔT/ indice de bénéfice 6/10

Le décalage horaire avec la Thaïlande étant de 6 heures, on revient en France avec une pêche d’enfer : réveillée à 5 heures, je me suis dit qu’il fallait en profiter pour prendre de bonnes habitudes. Mon chéri et moi nous réveillons donc entre 5h30 et 6h30 selon le courage et en profitons pour nous réveiller en douceur, faire du stretching, boire notre green smoothie, préparer les objectifs de la journée, lire, écrire…un moment de douceur très agréable pour s’aligner les chakras avant d’attaquer la journée.

 

  • ACHETER UN BULLET JOURNAL/ indice de bénéfice 0/10

Echec total! Je l’ai acheté, il était beau, il a traîné 6 mois sur la table du salon. Je n’ai pas la fibre gribouilleuse, passer tout ce temps à décorer un cahier me paraît le comble du superflu. Il faut avouer aussi que je suis très organisée et que j’ai un système de listes qui marche plutôt bien, il n’en fallait pas plus. J’ai donné le journal à ma fille et je continue avec mes post-it et mes tableaux Excel 😉

 

  • MIEUX MAITRISER MON ALIMENTATION / indice de bénéfice 6/10

J’aime beaucoup cuisiner et faire le marché, j’ai donc naturellement profité de mon nouveau temps libre pour optimiser ce que nous mettons dans nos assiettes. Le bio, le frais et de saison est donc devenu la règle mais je ne suis pas une ayatollah non plus (j’aime trop les avocats en toute saison!).

Les principaux changements sont l’introduction du sucre Moscovado (fini le sucre blanc) et l’éviction lente de tous les biscuits industriels au profit de ma petite pâtisserie familiale (cakes, gâteaux, cookies…).

Pour le salé, je cuisinais déjà beaucoup, nous mangions rarement (voire jamais) des plats tout prêts donc c’est surtout la place croissante des légumes qui évolue et celle de la viande qui recule (viande rouge 1 fois par semaine, poisson & viandes blanches ou légumineuses).

J’ai dit que j’aimais cuisiner mais je n’excelle pas pour autant donc ça reste difficile de faire passer ces changements auprès des enfants. Ils aiment le poulet frites et le jambon-coquillette donc mes plats sans viande au lait coco ont un succès très relatif… alors je fais un mix en attendant de trouver les recettes parfaites pour nos papilles. Je cherche un site qui m’aide sur ce chemin, ou des cours car j’ai le sentiment de plafonner un peu quand même…

 

  • LIRE DES BEST-SELLERS DE DEVELOPPEMENT PERSONNELindice de bénéfice 7/10

Ce sujet mérite un post à lui tout seul; je vous ferai des listes de lecture prochainement (et je vous raconterai aussi ma balade fantastique au salon du livre ainsi que les excellents romans lus dernièrement – attention spoiler : ZUMA est vraiment un super éditeur!).

Mais globalement, je retiens une chose étonnante : quel que soit le gourou, auteur, coach qui écrit ces livres, trois fondamentaux me semblent apparaître à chaque fois. Je ne résiste pas au plaisir de les partager avec vous, j’ai un peu l’impression d’avoir percé à jour le secret des Dieux 😉

1-méditer, s’arrêter, prendre du temps de paix intérieure chaque jour pour prendre conscience de son corps et se détacher des émotions brûlantes

2-visualiser ce qu’on souhaite mettre en place (c’est-à-dire faire l’exercice mental de s’imaginer ayant atteint le but et en percevoir les émotions positives comme si c’était déjà arrivée)

3-écrire ses souhaits et les dire à voix haute, ne pas hésiter à les répéter (certains appellent ça des mantras, d’autres des prières… moi je me dis que je confie ma demande à l’Univers avec un maximum de conviction…)

 

Voilà pour aujourd’hui! Dans les prochains jours, j’approfondirai ces différentes expériences et détaillerai leur mécanisme et les bénéfices observés. A bientôt!

Portes ouvertes!

Il y a 6 mois, j’ai quitté mon travail. Pas n’importe quel travail. Un poste à responsabilités, une entreprise dont j’étais associée, avec une équipe d’amis créée au fil de 5 années hyperactives.

Pourtant, j’ai fini par ressentir le besoin vital de quitter ce job.

Je suppose que ce sentiment doit être l’un des signes du burn-out. Je n’ai pas cherché à le nommer mais je l’ai entendu. C’était celui d’un chagrin immense, inconsolable et permanent.

 

Alors, un jour de printemps 2017, j’ai fait un choix radical.

J’ai quitté mon job, largué les amarres et j’ai osé regarder à la loupe la non-personne que j’étais devenue au fil du temps. Une personne qui ne savait plus bouger, rire, dormir, réfléchir, manger, s’occuper de ses enfants normalement.

Pendant 6 mois, j’ai dormi, pris des vacances, fait du sport, léchés les blessures et dialogué avec l’univers (à mes frais bien sûr, car le chômage n’existe pas pour les entrepreneurs, je rassure ceux qui pensent que Polemploi finance ce blog).

Et une forme d’équilibre commence à se faire jour. Je tâtonne, ce n’est que le début.

Voilà pourquoi j’ai créé ce blog Serendipity : ma vie rencontre des heureux hasards et je voulais un lieu pour les réfléchir, les connecter, les partager.

Et je caresse le rêve qu’ils m’emmèneront exactement là où je dois être. Il n’y a pas de ligne d’arrivée, il y a un chemin de surprise. Je veux les cueillir avec vous une par une.

Alors je vous donne rendez-vous ici, quand l’humeur s’y prête, pour votre bol de sérendipité 🙂